Le récent salon américain du vending qui s’est tenu à Las Vegas a consacré la tendance des micromarchés. Le phénomène est tel que près de la moitié du salon leur était consacrée. Et pour cause dans un marché qui aujourd’hui représente à périmètre équivalent à ce que nous connaissons en Europe à 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le micromarché en représente près de 4,5 milliards de CA additionnel et plus de 25 000 unités. Autrement dit les professionnels US se sont peu à peu convertis à cette activité pour deux raisons principales. La première est la complémentarité de l’activité ces derniers développant historiquement une logique d’offre snacks et boissons fraîches via le vending. la seconde est aussi stratégique dans la mesure où les grands comptes exigent désormais la présence de micro/mini/nanomarchés en lieu et place de la distribution automatique traditionnelle. Une logique qui permet de développer oui seulement le nombre d’acheteurs journalier mais également le nombre moyen d’articles achetés (1,4 /jour contre 0,7 pour le vending)… ainsi que le panier moyen. Alors faut-il pour autant considérer le micromarché comme le futur du vending ? C’est à n’en pas douter une tendance de fond mais elle doit encore passer plusieurs caps important dont le premier est l’offre et sa modélisation en France. En effet contrairement aux américains du Nord (on peut largement y inclure les Canadiens) ces concepts travaillent une offre large (on parle de 200 références) autour des snacks et des boissons fraîches. En Europe et particulièrement sur le marché français le modèle de gestion concerne aujourd’hui majoritairement les boissons chaudes.

une borne de commande, des vitrines réfrigérées, des présentoirs pour les produits de snacking et des caméras qui surveillent le site ou il n’y a pas de personne physiquement présente.

Autrement dit le micromarché doit capter et se positionner sur d’autres instants de consommation. Les réalisations européennes qui ont débuté via Selecta principalement concerne une offre plus centrée sur l’offre de produits frais et de solution repas avec en corollaire le café et les boissons chaudes. Autrement dit si la solution commence à attirer de plus en plus d’acteurs elle doit encore se formaliser. Nul doute que les prochaines années verront une émergence de ce type d’offres et une recomposition des compétences des professionnels qui auront fait le choix de se lancer dans l’aventure.

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