Jean Claude Bourdin a du faire bondir plus d’un adepte de RMC matin en suggérant de boycotter la machine à café qui utilise un gobelet jetable. L’actualité autour du gobelet plastique semble encore provoquer des attitudes regrettables.
Depuis l’annonce du Chef du Gouvernement de prendre un virage en faveur de l’environnement et en laissant planer une interdiction à court terme des gobelets plastique, un « cup bashing » semble s’être mis en place. Haro sur le gobelet jetable qui pollue nos campagnes et le fond des océans ! Un bashing qui s’étend aux bouteilles plastique par extension. La situation est préoccupante et le syndicat Navsa qui s’est réuni ce matin a dédié la majeure partie de son conseil d’administration à ce sujet. L’enjeu est de taille dans la mesure ou une interdiction brutale mettrait en danger bon nombre d’exploitants.

Navsa dès ce matin s’est réuni pour apprécier les mesures à mettre en place afin de défendre les intérêts de la profession et de ses emplois.

Le syndicat a pris des décisions fortes pour mener des actions à la fois juridiques, politiques et médiatiques afin de faire valoir ses positions et tenter de d’obtenir des autorités des mesures d’accompagnement pour effectuer une transition écologique raisonnée et citoyenne. Rappelons qu’aujourd’hui le gobelet à usage unique bénéficie d’une exception spécifique à la DA car il fait partie intégrante d’une prestation : le café sans le gobelet n’est pas consommable hormis via un mug. Plus encore, si le gobelet carton est une alternative envisageable, il impose des contraintes plus importantes que le gobelet plastique (empabilité, fragilité …). Navsa semble aujourd’hui décidé à mettre tout en oeuvre pour défendre les spécificités et les intérêts de la profession et de ses emplois. Si la préservation de l’environnement est aujourd’hui une préoccupation majeure des Français, elle doit néanmoins laisser le temps aux professionnels concernés de mettre ne place les mesures pour réaliser cette transition de manière raisonnée et avec des ressources adaptées. En effet le passage au gobelets carton, voire au gobelet biosourcé, reste suspendu aux capacités des industriels à fournir les produits adaptés et dans une volumétrie suffisante pour satisfaire les besoins. Enfin le coût de telles mesures soit aussi être apprécié et au final pris en charge car l’écologie à aussi un prix. Si beaucoup de professionnels sont aujourd’hui préoccupés par la réaction de leurs clients face à ces annonces, il peut être aujourd’hui proposé à ces derniers de passer au gobelet carton si nécessaire. Un passage qui doit alors s’accompagner de la répercussion des coûts de ce passage par une hausse de la prestation. Déjà certains professionnels proposent une hausse de 3 cts en prix clé/carte et 5 cts en prix facial à l’automate pour accompagner le passage au gobelet carton et paradoxalement il apparaît que cette répercussion ne soit pas remise en cause.