3,2 milliards de dollars, c’est le montant des pertes du géant du coffee-shop au premier trimestre. Le leader des salons de cafés souffre de… la distanciation sociale et de la méfiance des consommateurs qui ne retournent pas « chiller » dans ses points de vente. Son cours a reculé de 2,7% après l’annonce de la fermeture de 400 points de vente en Amérique du Nord. L’entreprise en tend réagir de manière rapide aux évolution des comportements actuels qui favorisent les solutions de vente à emporter et qui délaissent encore à l’heure actuelle les espaces confinés rassemblant une population multiple et variée ce d’autan plus que la firme a aussi bâti son image sur des espaces chaleureux ou on peut passer du temps pour soi et travailler de surcroit. Est-ce à dire que la firme à la sirène change de stratégie et d’ADN et troquerait la convivialité contre la productivité ?

Toulouse, Labege… les « drive » sont déjà présents en France

En fait c’est déjà le cas, car plus des deux tiers des ventes s’effectuent désormais au travers de la vente à emporter. Autrement dit Starbucks accélère simplement le pas et poursuit sa digitalisation, permettant de commander sans faire la queue d’une part, mais aussi de collecter ses boissons en dehors du point de vente. D’ou la notion de « drive piéton » ou « voiture » qui fait son apparition désormais. Si aujourd’hui Starbucks ferme 400 points de vente en Amérique du Nord, elle a aussi annoncé l’ouverture de 300 points de vente à emporter sachant que l’implantation de l’enseigne reste forte dans le reste du monde. Cette annonce n’est rien de plus qu’une accélération des formats déjà testés depuis plusieurs trimestres. Le Covid n’aura été qu’un révélateur voire catalyseur de solutions d’ores et déjà travaillées.